Le maraboutage

Pour faire quoi ?

Comme vous avez pu le lire sur les autres pages de ce site, le travail des marabouts africains en France consiste à tenter d’obtenir la réalisation des demandes de leurs clients, à commencer par la demande la plus fréquente qui est celle de retour affectif. Ce travail maraboutique se nomme maraboutage. Il peut également s’agir d’une demande pour trouver ou retrouver la chance, la prospérité, un conjoint ou encore la santé.

Le client du marabout arrive chez celui-ci en dernier recours, lorsqu’il a tout essayé sans succès pour résoudre son problème. Il se tourne alors vers le surnaturel en faisant appel à la science maraboutique.

Le maraboutage en quoi ça consiste ?

La plupart des religions et notamment les religions monothéistes accordent des pouvoirs à certaines prières, notamment quand elles sont réalisées par certaines personnes à la spiritualité élevée. Le marabout africain, érudit de l’Islam Soufi fait appel à des prières et rituels destinés à demander à des forces supérieures (anges, djinns et autres génies) la réalisation de la demande qu’ils formulent.

Ce maraboutage, outre le fait qu’il a lieu après une consultation de voyance destinée à identifier la cause du problème est censé être plus efficace que la prière du commun des mortels, car le marabout utilise des connaissances et techniques occultes pour être mieux entendu des esprits auxquels il s’adresse.
Les actions du marabout se concentrent sur 3 leviers :

  • Les prières du marabout. Ces prièrent peuvent nécessiter une retraite spirituelle de plusieurs jours, voire de faire appel à d’autres marabouts en renfort, parfois spécialisés, si le problème est difficile.
  • L’utilisation de secrets : prières ou noms secrets.
  • Le cryptage de la demande à l’aide de Khatims (carrés magiques)

Le maraboutage peut également nécessiter un sacrifice de la part du demandeur (objet cher, argent, voir animal).

Ensuite, le marabout va concentrer le résultat dans son travail dans un objet ; il peut s’agit de :

  • un talisman (amulette), que le client devra garder près de lui
  • un Lassmam (sorte d’eau bénite), issu de l’eau de rinçage de l’encre avec laquelle ont été écrits des versets du Coran ou des noms secrets sur une tablette. Le Lassman est utilisé soit pour se laver, soit par voie interne (ingestion).

Certains secrets religieux et les rituels qui permettent de les mettre en oeuvre se transmettent de génération en génération, généralement au sein d’une famille ou d’un Maître à ses disciples.

Le maraboutage a certains points communs avec la Kabbale hébraïque ou encore avec l’action de certains guérisseurs catholiques.

Un maraboutage pour nuire ?

Théoriquement, un maraboutage pourrait être utilisé pour faire du mal à quelqu’un. C’est pour cela d’ailleurs que le marabout africain fait un peu peur à certains, en lien avec la croyance dans les mauvais sorts et le mauvais oeil, voire la magie noire. Néanmoins, souvent les interventions des marabouts visent à contrecarrer une action maléfique à l’aide d’un désenvoûtement.

En pratique, la quasi-totalité des demandes visent à l’amélioration de la vie du client, notamment faire revenir l’être aimé ; et même si certains clients venaient à demander à faire du mal à une personne, les marabouts refusent. Il ne faut pas oublier que le maraboutage se base sur l’Islam Soufi, un Islam tolérant et fraternel et par ailleurs que pour aboutir, le maraboutage doit être conforme à la volonté divine, puisque le maraboutage est en fait une intercession divine !